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    tubes animaux terrestres

     

    La légende du chat tigré

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    Une légende des temps anciens raconte

    qu'un soir de lourds nuages,

    l'Enfant-Jésus ne voulait pas dormir.

    Marie le berçait, lui chantait des berceuses,

    le pressait sur son coeur.

    Il avait les yeux grands ouverts,

    songeant peut-être aux péchés des hommes

    et à la Passion qui l'attendait?

    Marie, toute en larmes, s'en alla trouver les animaux

    et les pria de venir

    endormir l'Enfant-Jésus.

    tubes animaux terrestres

    Le coq s'écria:

    « Je suis fait pour éveiller et non pour endormir. »

    La souris s'excusa:

    « Avec mes dents qui font craquer papiers et cartons,

    je vais plutôt le réveiller. »

    Le loup se sauva.

    Le boeuf dit: « Je m'endors trop. »

    L'âne dit: « Je ne sais pas quoi faire. »

    La brebis répondit: « Ba-a-ah. »

    C'est alors qu'un petit chat tigré dit :

    « Moi j'irai! »

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    Il sauta dans la crèche et se coucha

    doucement à côté de Jésus,

    puis il se mit à ronronner.

    Jésus toucha le doux poil soyeux,

    écouta le ronron et s'endormit.

    Marie sécha ses larmes et se tourna

    vers le Père Éternel

    en lui demandant une récompense

    pour le petit chat.

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    Dieu le Père répondit:

    « Je vais le signer, en inscrivant sur sa tête,

    le « M » de ton nom,

    et lui-même, et les enfants de ses enfants:

    tous les chats tigrés porteront

    sur la tête le monogramme de ton nom. »

    Ainsi fut fait.

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    Regardez un chat tigré.

    Vous verrez les couleurs de son poil

    marquées de belles lignes noires, sur la tête

    formant un beau « M ».

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    MIAM UAPUKUN

    KASHTIN

     

    LÉGENDE AMÉRINDIENNE

     


    Mudjekewis avait neuf frères

    et ensemble, ils vainquirent l'ours

    géant. Aussi reçurent-ils en présent

    la ceinture sacrée qui contient de quoi

    vivre heureux sa vie durant.

      Le mérite de cet exploit,

    chacun le savait, revenait

    à Mudjekewis, le plus jeune

    des 10 garçons, et ce fut à lui

    qu'échut le pouvoir de gouverner

    les vents d'Ouest.

      On l'appela dès lors Kabeyun,

    père des airs, et il entreprit

    de distribuer une part de sa

    puissance à chacun de ses fils.

      A Wabun, il donna l'Est;

    à Shawondasee, le Sud

    et à Kabiboonoka, le Nord.

    Seul Manabozho n'eut rien

    de cet héritage car sa naissance

    avait été illégitime.

        C'est pourquoi, plus tard,

    blessé par cette injustice,

    il partit en guerre contre son père

    jusqu'à ce que celui-ci,

    accédant sa requête,

    consente à lui céder une part

    de la souveraineté de

    Kabiboonoka, en lui abandonnant

    le privilège de régner sur

    les vents du Nord-Ouest.

        Shawondasee, maître du Sud,

    révéla très jeune son indolence.

    C'était, bien avant l'âge,

    un vieillard poussif peu enclin

    à voyager, les yeux mi-clos

    toujours fixés droit devant lui.

        Souvent il soupirait lorsque venait

    l'automne, dispensant

    généreusement cet air doux

    qui gagne alors tout

    le Nord du pays.

      Mais un jour, il aperçut au loin,

    courant gracieusement

    à travers les plaines du Nord,

    une jeune fille aux cheveux d'or.

        Elle était très belle et il en

    tomba aussitôt amoureux.

      Ses boucles surtout, blondes

    comme le blé mûr, avaient

    conquis son cœoeur.  

    Cependant sa paresse naturelle

    l'emporta sur sa passion et,

    à l'aube du matin, il la surprit

    enveloppée d'une nuée blanche

    comme neige.

      Il en conçut aussitôt

    une vive jalousie,

    persuadé que son frère Kabiboonoka

    s'était mis en tête de la lui ravir

    en lui offrant l'une de ses écharpes immaculées

    dont les

    vents du Nord ont coutume

    de se parer aux approches

    de l'hiver.

      Pour briser le sortilège de son rival,

    Shawondasee, haletant, souffla

    comme il put et, le ciel fut

    envahi de fils d'argent.

      Mais lorsque ceux-ci se dissipèrent,

    la belle avait disparu et, avec elle

    les mille graines finement ailées qui

    couronnent les fleurs du pissenlit

    de la prairie!  

      Il est un âge pour tout, dit le sage,

    et Shawondasee avait eu le tort

    de se croire assez jeune

    pour être aimé de la fille

    aux cheveux d'or.  

      En la poursuivant de ses soupirs

    alanguis, il n'avait fait que

     

    précipiter sa fuite.  

    Depuis, croyant chaque

    automne revoir l'objet de

    sa flamme courir dans les prés

    comme au premier jour,

    le vieillard continue de haleter

    doucement au souvenir d'un bonheur

    inaccessible, gratifiant les terres

    du Nord, à la veille de l'hiver,

    de cette saison à nulle part pareille

    et que les hommes blancs

    appellent l'été indien.

     

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